samedi 23 février 2008

La gastronomie espagnole jusqu'à présent



N'étant pas un grand fan des poissons et des fruits de mer, j'avais une petite angoisse avant de venir m'installer dans cette ville portuaire. La peur de devoir me farcir à tous les repas de la nourriture qui a vécu dans de l'eau salée était grandissante dans les jours approchant mon départ de Bruxelles.

La première grande nouvelle a été que le plat traditionnel valencien, la Paella, qui est généralement agrémentée de crevettes, de moules et d'autres horreurs venues de cette grosse masse bleue qu'on appel l'océan, est ici préparée uniquement avec du riz, de la viande et des épices! Un très bonne nouvelle pour moi en somme!

Mais dans la pratique, on ne mange pas le plat traditionnel local très souvent, tout comme en Belgique on ne se farcit pas des moule-frites à tous les repas. Alors que mange-t-ici?

Des durums. Des millions de durums.

A Bruxelles on ne doit beaucoup marcher avant de trouver un bon kebab. Ici, c'est encore plus fort! Il y en a à pratiquement tous les coins de rue! Une petite faim? Fait un tour sur toi même, tu finira par apercevoir un bon kebab!

Enfin, "bon", ça dépend! Déjà qu'ils ne mettent pas de frites dans leurs plats ici, ce n'est pas toujours facile de trouver un durum qui sait allier saveur et calories suffisantes pour tenir jusqu'au prochain repas!

Je me suis donc mis en quête de trouver les meilleurs durum dans chaque quartier de la ville! En mangeant chaque fois dans un kebab différent, je me construit une BDD (base de donnée de durums) qui va me permettre à terme de toujours manger de la bonne viande dans du bon pain avec une bonne sauce (et aussi quelques crudités pour faire sain).

dimanche 17 février 2008

La télévision espagnole


A première vue, quand on observe la grille des programmes de la télévision espagnole, on ne remarque pas vraiment de différence notoire entre celle-ci et celle qu'on a chez nous (c'est à dire qu'il ne passe pratiquement que des merdes sans intérêts à toute heure du jour et de la nuit, à quelques exceptions prêt).

C'est quand on regarde le rare programme qui a su capter notre attention que l'on se rend compte de quelque chose d'assez particulier. Je veux parler de la pub.

Lorsque nous regardions Troy (le film où Brad Pitt se ballade en mini-jupe), il y avait une page publicitaire toutes les 30 minutes. Jusque là c'est encore supportable jusqu'au moment où on se rend compte que cette petite pause qui permet d'aller faire un tour au toilette se transforme en attente interminable qui nous donne le temps de prendre une douche!

Sauf que si on prenait une douche toutes les 30 minutes, ça deviendrait cher niveau charges et environement (surtout qu'ici il y a un problème de secheresse).

Donc en gros, 15 minutes de pub toutes les 30 minutes. Ca a le pouvoir de ralonger un film! Surtout que Troy c'est pas vraiment un court-métrage. Le film commencait à 21h50 et s'est étendu jusqu'à presque 2h du matin!

Pour les séries, c'est pas triste non plus. Après environ 2 minutes d'un épisode du docteur House, une nouvelle page de pub! Quand l'épisode a fini par reprendre, les noms des producteurs défilaient toujours au bas de l'écran!

Autant dire que c'est pas triste.

Macrobotellòn


Un botellòn est un rassemblement de jeunes dans un espace publique dans le but de boire des quantités d'alcool impressionnantes. Un macrobotellòn, c'est un grooos botellòn.

La date et le lieu de rendez-vous sont transmit par internet, bouche-à-oreille, car ce type de rassemblement est généralement interdit, car celà cause beaucoup de désagréments pour la population locale, ainsi que les infrastructure.

A la base, le rendez-vous était dans la Cité des Arts et des Sciences, lieu qui brille par son architecture ultra-moderne. Malheureusement, la police semblait être au courant (il faut dire qu'on attendait plusieurs milliers de personnes). La présence d'un événement sur Facebook leur a sans doute mis la puce à l'oreille.

Arrivés sur place, ce n'est pas des milliers de jeunes saouls que nous avons trouvé, mais bien des dizaines de voitures de police, et une équipe de choc prête à nous acceulir. Plutôt que de nous confisquer nos boissons et nous dire de rentrer chez nous, ils nous ont conseiller de cacher nos bouteilles sous nos pulls et nous diriger vers le campus de Tarongers, où ils n'avaient pas l'ordre d'empêcher les beuveries.

C'est donc sur ce campus que nous avons passé notre soirée, entourés de milliers de jeunes espagnols et étrangers, et ce fut fort divertissant.

dimanche 3 février 2008

Caribbean Night


A propos des soirées du samedi soir à Valencia:

1. Il y a peu de place pour danser, du coup dés qu'on s'amuse un petit peu, on se fait taper dessus par les espagnols furieux.

2. Les espagnols écoutent de la musique de merde. Ca, c'est dit.

3. Il y a des schtroumpfs dans la rue. Ca, c'est classe.

Le pilier d'hostel


Un phénomène rare, mais bel et bien présent, le pilier d'hostel est à l'auberge ce que la bulle est au champagne. C'est le mec qui ne bouge jamais de l'auberge de jeunesse, à tel point que tout le monde pense qu'il y travaille.

Le matin, il se lève et déjeune (un truc sain), puis il zone et fume des clopes devant l'auberge, en saluant les passants. Il ne rerentre que lorsque la faim ressurgit, puis se met en quête de causer à tous les résidents. Notons bien qu'il est nécessaire d'aller se réaprovisioner en cigarettes avant l'heure de la siesta. Après toutes ces longues et pénibles tâches, il va jouer au hacky sack dans le parc en face de l'auberge. Le soir venu, il impressionne tout le monde en buvant sa bouteille de vin dans le bar de l'hostel sans enfreindre les règles qui disent qu'on ne peut apporter ses propres bières à l'intérieur. L'homme en question est le seul qui a su en déduire que tous les alcools extrérieurs n'étaient pas prohibés. Au bout d'un mois passé dans l'établissement, il a eu le temps de se rendre compte de quelques petites choses comme ça.

Valencia 2008


lol.