lundi 20 décembre 2010

Technologie Made in Japan


La première fois que je suis venu au Japon, je m’attendais à voir des robots partout. De ce point de vue la, le pays decoit un peu. En fait la technologie ici est la même que chez nous, avec simplement l’une ou l’autre amélioration notoire. Par exemple, le micro-onde dans mon appartement est automatique. Je ne dois jamais indiquer le nombre de minutes ou l’intensité avec laquelle il faut réchauffer les aliments. Non, il me suffit de mettre mon plat dedans et d’appuyer sur un unique bouton. Le micro-onde commence par analyser la nourriture, puis décide lui-même comment la cuisson doit se dérouler. Au final, le plat est toujours parfaitement réchauffé. Je n’ai aucune idée de la méthode employée par cette machine pour analyser la nourriture, mais ça fonctionne !


Un autre détail qui rends la vie un rien plus facile : les horloges. J’ai du acheter un téléphone portable ici, car les téléphones japonais n’utilisent pas le réseau GSM, ce qui rends mon vieux Nokia aussi utile pour recevoir des coup de fil qu’une brique rouge. En consommateur consciencieux, j’ai assailli de questions le vendeur de portables de chez SoftBank. (Pourquoi une compagnie de téléphonie mobile a-t-elle choisi un nom qui la fait passer pour une pourvoyeuse de crédits ? C’est un mystère.) A un moment, j’ai demandé à ce brave bonhomme comment on faisait pour régler l’heure sur le portable. Et c’est ça la magie, on ne le fait pas et on ne peut pas le faire ! L’heure se règle toute seule, via des ondes propagées par des bornes radio ou des satellites perchés dans le ciel ! En quoi est-ce que ça facilite la vie ? Toutes les horloges de toutes les compagnies privées et publiques sont à l’heure du même satellite, qui est la même heure que sur ton téléphone portable et ton ordinateur. Du coup, quand tu regardes l’horaire du train (qui est toujours parfaitement ponctuel), tu sais exactement a quelle heure tu devras aller le prendre, parce que tu est certain qu’il n’y a aucun décalage entre ta montre et celle du conducteur dans sa locomotive.


Bon après, des robots y en a aussi, mais je n’en ai jamais croisé dans la rue. Apparemment ils sont plutôt présents dans les hôpitaux et les homes pour seniors, ou ils assistent le personnel soignant pour les taches physiquement éprouvantes comme transporter les patients a mobilité réduite.


Mais personnellement ma machine favorite, c’est le photomaton que j’ai du utiliser directement en arrivant a Tokyo pour m’inscrire a la commune. J’étais épuise par le voyage et en plein décalage horaire, mais après avoir suivi toutes les instructions dictées par la machine et avoir pris ma photo, le sympathique photomaton m’a dit « Congratulations ! You did a good job ! » Ca m’a fait ma journée. ^_^

mardi 30 novembre 2010

Welcome to Tokyo



Les premiers jours, tu comprends rien. Déjà quand tu débarques de l'aéroport, que tu es tout fier d'avoir réussi à prendre le train qui t'amène en ville, tu arrives à la gare centrale avec tes 4 sacs, tu n'as plus vu de douche depuis 2 jours, tu es en plein décallage horaire, bref, tu es au bout de ta vie et tout ce que tu désires c'est d'arriver dans ton apartement. Pour toi il est 4h du matin, mais tu arrives dans la perpetuelle heure de pointe des grandes stations de Tokyo. Il y a des gens partout. Ils forment des fleuves infranchissable. Si tu essayes de traverser, tu risques de te faire emporter par le courant. 

 
Pour rejoindre l'apartement, il faut prendre le métro. En suivant quelques indications en anglais, tu arrives peniblement à te faufiller entre les torrents humains et à atteindre ton but: le plan du métro. Et la, tu es confronté à ça.
Alors des plans avec indications en anglais, il y en plein, mais le premier jour, tu ne les trouves pas. Tu demandes de l'aide, mais même les gens de bonne volonté te répondent en se grattant le crane furieusement et en disant “eto...”, avant de te donner des indications incompréhensibles, contradictoires et qui se réveleront par la suite complètement fausses.
Parfois, il faut savoir prendre son courage à deux mains, et prendre un taxi! C'est ce que j'ai fait.